Les soirs au bout du couloir
Certains soirs, nous passons des heures éloignés : tu dors, je travaille, un couloir entre nous. J'aime ces moments quand je prends le temps de penser à toi. Il y a la concentration, l'oubli, la nuit qui donne peu à peu l'impression qu'on avance mieux, plus léger (comme j'ai aimé cette phrase de Kafka, "à plusieurs reprises cette nuit, j'ai porté le poids de mon corps sur mon dos") et puis l'espace qui continue à se matérialiser dans mon esprit, je me sens courbé et derrière les pièces et ce lien qu'est le couloir, derrière les portes, là-bas, tu dors, je le sais, je suis déjà dans cette chaleur.
[ lui - 2/02/2005 ]