Seconde surprise de l'amour
J'ai d'autre surprises en tête. Dans nos commencements, il y a eu cette fête de la musique. Nous n'aimons ni l'un, ni l'autre ces soirs là, mais nous étions sortis dîner. Nous ressortons du restaurant déjà passablement excités par notre conversation, nous nous arrêtons devant une scène, la première, au milieu de la foule. J'ouvre ton pantalon : le premier bouton suffit, je passe ma main, j'enveloppe ton sexe au-dessus de ta culotte. Le tissus est un allié : je peux appuyer, écarter, tapoter et commencer sans crainte les petits cercles nerveux qui font pointer ta chair. Tu commence à peser sur moi. J'aime cette intimité qui se construit entre nous au milieu des autres, je te prends dans mes bras, tu es devant moi, personne ne peut savoir que tes jambes te quittent et que, moi, pour mieux te sentir j'ai glissé mes doigts sous le tissus pour goûter l'humidité chaude qui t'habite. A ce moment là je sais que ce n'est pas la foule qui m'excite, c'est la suspension, le sentiment d'être suspendu à toi, la seconde surprise de l'amour : il y a la musique, il a cette vie autour et nous, détachés, complètement détachés, comme si on nous avait posés là, tous les deux, pour nous aimer.
[ lui - 9/02/2005 ]