Ce sont nos premiers baisers. Toi, tu es réservé. Tu mets à peine la langue, hypocrite que tu es. Tu bandes, bien sur, tu bandes sévère, mais je n'en ai pas idée, vierge que je suis.
Mais la pucelle à ton contact va bientôt se transformer en salope-chaude-du-cul-qui-ne -pensera-désormais-qu'à-la-baise-jusqu'à-la-fin-des-temps.
Lieu de la métamorphose : le bas de la rue d'Odessa. Mon ventre est lourd, mes bras sont lourds, je n'ai qu'une idée : te lécher les dents. On s'embrasse, on s'embrasse.
« – Est-ce qu'on va être bien ensemble ?,me dis-tu au bout d'un moment.
– Je ne sais pas. »
Fiévreux et mélancoliques. Tout est dit, déjà. [ elle - 7/05/2005 ]