Je lis Musset, j'y retrouve de vieilles idées sombres, et puis nous : «Tu es la seule chose qui me réveille de mon néant, et qui me reporte vers un idéal que j'ai oublié par impuissance. Je n'ai plus le courage de rien penser. Si je me trouvais dans ce moment-ci à Paris, j'irai chez les filles, et au café j'éteindrais ce qui me reste d'un peu noble dans le punch et la bière, et je me sentirais soulagé. On endort bien un malade avec de l'opium, quoiqu'on sache que le sommeil lui doive être mortel. J'en agirais de même avec mon âme.»
[ lui - 5/10/2005 ]