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<title>NosVices.org</title>
<link>http://www.nosvices.org/</link>
<description>« Nosvices.org » est un blog intimiste écrit à quatre mains. Nous y laissons le témoignage au jour le jour de nos plaisirs charnels, de nos jeux, de nos sorties.</description>
<language>fr</language>


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<title>La marquise se décoince</title>
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<description> La marquise à qui j'avais adressé un billet, me répond ceci : Je trouve personnellement que les jeans et habits décontractés devraient être acceptés dans les club libertins. D'ailleurs je viens de convaincre notre gentils patron Charles d'organiser une soirée libertines cool & hot qui autorisera les convives à venir habiller en Jeans et tenue de ville dans les limites de l'acceptable. Bon, ça n'est pas la révolution dans le boudoir de la belle, on restera dans les "limites de l'acceptable", mais c'est une évolution qu'il convient de saluer. Y aurait-il de la place pour l'ouverture d'esprit chez les libres baiseurs ? L'affaire est à suivre, comptez sur nous pour lui coller aux basques. Photo par Anna Fischer </description>
<pubDate>Wed, 09 Dec 2009 10:04:18 +0200</pubDate>
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<title>Et depuis ?</title>
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<description> Depuis ? Oui, il s'est passé bien des choses, mais il faudra se résoudre à les passer sous silence. On va reprendre par un billet d'humeur, voici la copie du mail que j'ai adressé ce jour à la "marquise" de  l'hotel des sens  : Bonjour chère Marquise, Nous n'avons pas encore eu le plaisir de vous rencontrer, mais juste deux mots sur votre site. D'abord, un sourire très grinçant sur cette indéboulonable "éthique du jean", il serait grand temps qu'un club libertin (libertin, c'est à dire libre ?) ose accepter autre chose que des bites en costumes et des bombes en mini-jupes, est-ce "tendance et glamour", la question mérite d'être posée. Marie est très belle en jean moulant et elle trouve François plus séduisant dans des habits de nuit dançante, que dans des habits de mariage ou de séminaire de mercatique. Mais, en bonne marquise, nous vous laissons à vos préjugés et à vos ornières sociales, et s'il le faut nous pousserons l'hypocrisie jusqu'à nous déguiser en cadre et cadrette pour montrer patte blanche à votre porte. Vous verrez, ça marchera, on fera très CSP++ et on s'entre-enfilera comme de rien avec vos convives. Ensuite, comme vous souhaitez être un club "chic", ce que personne ne pourrait vous reprocher, nous vous conseillons de corriger les 6 fautes d'orthographe qui décorent de la rubrique "membres". </description>
<pubDate>Wed, 02 Dec 2009 11:37:33 +0200</pubDate>
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<title>Combien de gins ?</title>
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<description> Je ne sais pas trop combien de gins j&#39;avais pu boire. Nous étions restés un bon moment directement calés au comptoir. Il y pesait une chaleur humide qui me ravivait – il y a un moment, tard dans la nuit, où l&#39;excitation venant, on consent plus facilement à suer. Les prémices de la bête ? J&#39;aurai bien signé, oui. Sur la piste c&#39;était la surenchère, des dizaines de filles formaient des rondes, encerclaient, collaient, dirigeaient des hommes titubants et depuis longtemps sonnés par la chaleur, le désir et la surprise d&#39;être là ou simplement l&#39;alcool. Elles les emmenaient parfois – probablement quand ils étaient pour de bon désamorcés au long cours. Un européen submergé d&#39;ivresse venait de sortir au bras d&#39;une immense thaï, avait-il bien compris qu&#39;elle était un homme ? Nous avons dansé. Un long moment. Nous deux avec trois filles qui nous frôlaient. Une fois toi contre elles. Une fois moi. Nous étions dans le jeu, certains de ne pas être de vraies proies. Finir à trois ?  Non. Nous ressortons, plongeant brutalement dans la rue et son cortège de camelots – « Come ! Sex show,  ping-pong show  ! ». Il fait un peu plus frais et nous marchons le long d&#39;une longue avenue, sous le SkyTrain. Il y a le bourdonnement dans nos oreilles. Le souvenir de notre excitation. Nous avançons lentement, et puis il y a cette fille, adossée, un peu à l&#39;écart des autres, lisant en attendant. Nos regards s&#39;accrochent. Nous restons au bord du trottoir, retournés vers elle, tu te penches doucement vers moi : « je te l&#39;offre ? » Plongé dans une scène d&#39; Emmanuelle , je souris. Je garde le meilleur de ton cadeau malhonnête : son vice, sa sincérité ; je renonce au reste et c&#39;est très bien ainsi, nous continuons tous les deux, dans quelques minutes nous nous aimerons 24 étages au dessus du niveau de la rue. (photo par  sonny )</description>
<pubDate>Thu, 16 Mar 2006 23:10:43 +0200</pubDate>
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<title>Corail</title>
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<description> Je connais le trajet par coeur, entre B. et T. il y en a pour 10 minutes, à peine plus. C&#39;est le moment où la ligne de train suit la vallée, parallèle à la nationale qu&#39;on devine encore au fond. Je n&#39;avais pas dû repasser par là depuis 10 ans. Déjà à Lyon ta main s&#39;était glissée. Installé à ma place j&#39;avais ouvert ma braguette, doucement mais sans crainte et tu étais venue m&#39;y rejoindre. Je lisais Calet, un tout autre registre... Et puis un voisin est venu s&#39;installer avec un trop bon angle de vue, il a fallu battre retraite. Nous avons lu, sagement. Et puis le train passe la gare de B. et je te propose d&#39;avancer un peu dans la rame, histoire de ne pas trop marcher sur le quai enneigé. La ruse est grossière et ne vise qu&#39;à t&#39;emmener dans l&#39;étroit couloir des compartiments (que de fantasmes j&#39;y ai mis en scène dans ma préhistoire sexuelle) : c&#39;est là le vrai trésor du corail, celui que ne connaîtrons pas nos petits enfants, pour qui tout cela aura un parfum de bête humaine.  Tout s&#39;enchaîne : je te pousse à l&#39;intérieur, je ferme la porte, je tire sèchement les rideaux et je me retourne. Déjà tu me démontes, tu me dévores, dans un mouvement panique, en pleine course, perdue dans une fugue qui me coupe les jambes. J&#39;ai quelques secondes où je ne veux plus qu&#39;une chose : que la porte s&#39;ouvre, qu&#39;ils nous regardent tous et que j&#39;explose en me liquéfiant. Quand j&#39;ouvre les yeux, je vois les tâches que je laisse sur un exemplaire du  Figaro . « Sans la liberté de blâmer, il n&#39;est pas d&#39;éloge flatteur »... Sommes-nous à blâmer ? </description>
<pubDate>Thu, 19 Jan 2006 00:45:38 +0200</pubDate>
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<title>Boîtes noires</title>
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<description> En vacances on ne chôme pas : la moyenne dépasse le musée par jour... On sillonne à sens inverse toutes les rues : une entreprise bien réglée, des guides dans toutes les poches, les cartes ouvertes, on enchaîne. Cet été c&#39;était Prague.  On y a boudé le Pont-Charles pour se perdre dans les recoins de la  biennale d&#39;art contemporain,  c&#39;est dire si nous sommes « sérieux » et presque austères... Bien entendu, lorsqu&#39;on est vraiment « sérieux », il faut l&#39;être pour tout. Il faut donc aussi visiter les clubs échangistes locaux : un louable effort pour connaître la culture du pays et pour partager avec nos hôtes quelques plaisirs d&#39;épiderme, entendre leurs souffles et leurs plaisirs dans une langue étrangère. Un programme qui nous amuse. Nous avisons un cyber-café, trois coups de google et un banal « swinger club praha » ne suffisent pas, il faut ruser un peu et fouiller un moment le web pour trouver enfin un site qui réponde à notre attente. Le mystère commence là, car il n&#39;y a aucune adresse, celle-ci ne peut être communiquée que par téléphone. L&#39;endroit n&#39;est d&#39;ailleurs ouvert que deux soirs par semaine. Visiblement, les clubs restent discrets et à la limite de la soirée privée. Un coup de fil, mon anglais un peu hésitant me suffisent tout de même à prendre date avec le patron et à noter une adresse. Deux jours plus tard, nous sommes face au plan, il va falloir traverser à peu près toute la carte d&#39;un bout à l&#39;autre. La rue est blottie dans un coin, loin, très loin du centre. Il faut arriver entre 22h et 24h, après les portes sont closes. Autre mystère, mais qui n&#39;est pas pour nous déplaire, nous aimons que les choses se passent et pourquoi pas vite... On ne se perd pas – pas trop. On approche, le temps de faire droite – droite – droite pour passer un sens unique et nous voici dans une ruelle sombre, au creux d&#39;un quartier traversé d&#39;ombres et totalement désert, un peu hostile au milieu de pas grand chose. Nous laissons la voiture descendre doucement jusqu&#39;au numéro. Et nous restons là, immobiles devant un long portail fermé, le moteur tournant. Il est encore temps de renoncer. Je te regarde. Notre inquiétude de film noir nous amuse, mais il faut bien avouer que le décor ne donne pas envie de s&#39;abandonner à l&#39;orgie. J&#39;enclenche la marche arrière pour entamer un repli, le temps de discuter un peu mais le portail s&#39;ouvre et un homme s&#39;avance, nous voici enrôlés. Le temps de traverser un jardin et nous voilà à l&#39;intérieur, immédiatement pris en charge par une charmante dame qui organise pour nous une visite complète des lieux, « if you please ». Le bar, le salon télé et les couloirs s&#39;enchaînent, elle parle vite, j&#39;essaie de suivre son anglais aux accents de l&#39;est tout en jetant de rapides regards sur les clients pour mieux saisir l&#39;ambiance de l&#39;endroit. Premier constat : ici on ne mélange pas boite de nuit et club. Certains sont déjà déshabillés, d&#39;autres semblent sortir de leur bureau, dans l&#39;ensemble on a l&#39;impression d&#39;entrer dans une soirée entre amis. Arrivent alors les salons, on nous indique leur thème, leur code. Pour finir nous découvrons des vestiaires, comme à la piscine. Nous sourions : nous voilà effectivement en plein tourisme sexuel ! Nous buvons sous les oeillades d&#39;un jeune couple qui nous fait signe. Timides nous restons à nos places et les voyons partir pour le jacuzzi où ils ne tardent pas à se faire de nouveaux amis. Deux immenses starlettes vieillies animent le bar en disparaissant régulièrement dans les salons. Nous nous levons et nous glissons doucement dans le couloir. Nous suivons la rumeur, cinq ou six couples font l&#39;amour dans une grande pièce, chacun dans un coin, dans son espace, sur un siège, un lit, une balancelle. Nous nous postons près de l&#39;entrée, tu t&#39;arrêtes et je me glisse derrière toi. Je lève ta robe, tu te penches pour mieux me laisser voir et mieux t&#39;accrocher au dossier. J&#39;entre doucement en toi en laissant mon regard dériver, à gauche et à droite, dévisageant ces femmes, scrutant leurs plaisirs et dérivant en toi. Dans ces instants tout devient beau : il n&#39;y a plus que nous, nous tous et le vide du plaisir – Je me souviens très bien de celle qui me regarda jouir en s&#39;écartant face à moi. Et puis surtout, en reprenant le couloir je m&#39;invite dans la chambre noire. Cette pièce totalement obscure et entièrement recouvertes de matelas, tu n&#39;oses pas et je reste une minute seul – elle est réellement vide – à rêver à tout ce que nous pourrions faire là, dans ce néant noir et humide où je pourrai sombrer sans fin et sans faillir. </description>
<pubDate>Sat, 07 Jan 2006 23:38:35 +0200</pubDate>
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<title>Toi, nous, nous trois et elle</title>
<link>http://www.nosvices.org/billet650.html</link>
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<description> Je me souviens très bien du tout premier moment, elle n&#39;avait jamais été touchée par une femme, elle ne savait pas ce que c&#39;était, elle voulait bien essayer, pourquoi pas. Je me souviens du repas et de toi qui lui apportes soudain un foulard, tu lui noues autour des yeux et tu la caresses. Je me souviens du peu de lumière dans la pièce. De toi autour d&#39;elle, de moi approchant et du souffle qui s&#39;échappait. Je me souviens de sa peau, brûlante, réellement brûlante en dépit de toutes les métaphores déjà écrites ailleurs. Puis de nous trois autour d&#39;elle. A-t-on souvent, a-t-on jamais assez l&#39;occasion de sombrer ? </description>
<pubDate>Thu, 08 Dec 2005 00:43:26 +0200</pubDate>
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<title>Figure : le repas de femmes</title>
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<description> J'inaugure les figures : à l'opposé du reste, c'est à dire nos souvenirs, nos traces d'émois, la figure est à faire, projection, provision, à venir et à jouir. Dans « le repas de femmes », nous sommes quatre. Deux hommes, deux femmes. Un salon, un fond musical assez faible et très lancinant. Peu, très peu de lumières. Au moment où l'on sonne, la situation serait ainsi : une femme, la « maîtresse de maison » est assise au salon, immobile, en dessous ou dans une tenue très largement ouverte aux inspections, elle a les yeux bandés. Au moment où j'ouvre la porte se présente un couple, la femme, comme la « maîtresse » de maison, a aussi les yeux bandés. Les hommes se saluent, on guide la femme sans rien lui dire en la tenant par les bras, on s'installe, on l'installe. A partir de ce moment tout se superpose et deux scènes se déroulent en même temps. Il y a la conversation : seuls les hommes parlent et surtout pas de ce qui peut avoir lieu, de ce qui a lieu, c'est l'interdit, le tabou qu'on s'est donné, ne rien décrire, ne rien expliquer. Alors ils parlent, comme si, comme s'il n'y avait rien d'autre que cette scène : eux deux, bons amis, devisant, partageant un repas innocent.  Pourtant il y a aussi ces deux femmes, qui attendent, qui ne savent pas où ils sont, ni ce qu'ils font (Pourquoi ce silence ? Quel est ce glissement, ce soupir ? Où est l'autre femme ? Comment est-elle, elle ?). Elles laissent leurs mains immobiles, conformément aux instructions, fixent la nuit et écoutent. Parfois on leur tend un verre, un fruit, une cuillère. On les déplace. On les isole. On les caresse aussi, souvent. A un, à deux, dans quel ordre ? Toujours se prêter au jeu, silencieuses. Pendant leur nuit, elles construisent toutes les images et s'en servent pour se figurer le pire, ce que très exactement elles sont venues chercher. Bien entendu, les « maîtresses » de maison étant ce qu'elles se doivent d'être, l'invitation sera rendue, dans les règles de l'art et peut-être que les règles de l'art seront inversées pour offrir aux hommes des plaisirs irréversibles. Tard, la porte se rouvrira et ils repartiront. Se dire quoi ? Vont-ils garder le silence ? </description>
<pubDate>Mon, 28 Nov 2005 01:03:02 +0200</pubDate>
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<title>Echafaudage</title>
<link>http://www.nosvices.org/billet648.html</link>
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<description> L&#39;année dernière. Nous sommes à Rouen, une fin de semaine, le petit couple modèle... notre hôtel est très bien, charmant, très simple, levés tard nous y faisons l&#39;amour une première fois (les chambres d&#39;hôtel ça t&#39;excitera toujours au-delà du raisonnable...) et nous sortons pour le tour du propriétaire : vieilles maisons, cathédrale. Ça me donne probablement l&#39;occasion de râler contre certaines vieilleries trop pittoresques (j&#39;ai la mémoire mauvaise, mais je fais confiance à mes lubies). Arrive la faim, on choisit une petite brasserie et deux salades, le soleil nous échauffe et nous nous mettons à aligner des salaceries, histoire de se donner des idées. Déjà lors de notre tour, je t&#39;avais sérieusement baissé le pantalon derrière un buisson, j&#39;y avais fourré tout un avant-bras et je t&#39;avais à ma mercie si quelques promeneurs ne nous avaient obligés à nous modérer. A la fin de la salade, nous étions perdus, corps et âme, l&#39;un et l&#39;autre. Nous nous levons, je t&#39;entraîne dans la première rue à droite avec la certitude que je vais t&#39;y prendre, une certitude absolue qui s&#39;impose, je n&#39;hésite pas quand j&#39;aperçois sur le côté droit un immeuble en ravalement, légèrement en retrait, la façade isolée et protégée par un échafaudage. A peine à cinq mètres du trottoir nous trouvons refuge derrière le rideau vert qui recouvre l&#39;immeuble, cette tenture plastifiée nous masque probablement, mais nous laisse aussi une vue parfaite de l&#39;extérieur. Tu me regardes, inquiète et pressée, j&#39;ouvre ta ceinture, je bredouille une ou deux paroles rassurantes, il n&#39;y a plus qu&#39;à t&#39;accrocher aux barres, baisser ton pantalon, le mien, venir me plaquer contre toi et ramener à la main mon sexe entre tes jambes, durement, comme pour te soulever à la force de mon poignet. Nous nous sommes certainement pressés mais je me souviens d&#39;un long moment, une image immobilisée où tout se superpose, moi plaqué et jouissant contre toi, nos souffles retenus qui éclatent, cet espace qui nous encadre contre le mur, cet écran, la rue, le bruit d&#39;une télé qui s&#39;échappe, la tâche que nous laissons au sol, le sang qui bat dans ma gorge après l&#39;orgasme.  </description>
<pubDate>Thu, 10 Nov 2005 00:34:28 +0200</pubDate>
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<title>Talonné – aiguillé</title>
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<description> Puisque je parlais de la bande son, révisons un autre bruit du désir. Il faut une foule. Un quai de gare fait l&#39;affaire, mais on peut envisager une avenue, un marché – pour peu qu&#39;il ne soit pas trop campagnard – une allée de centre commercial en cas d&#39;intempéries. Il faut alors suivre le rythme, se laisser aller exactement à l&#39;allure moyenne. Puis insensiblement ralentir, se laisser dépasser. On coule doucement, on se laisse ainsi porter, suspendu entre deux eaux. On pointe l&#39;oreille. Alors le bruit écrase tout : deux talons sur le sol. Il n&#39;y a plus que lui et ce murmure insipide du reste – de tout le reste. Je m&#39;accroche à lui pour guider tous mes gestes. J&#39;essaie d&#39;adopter exactement la même allure, j&#39;avance avec le son des pas de l&#39;inconnue aux talons, je l&#39;accompagne, je la reconstitue, des pieds à la tête. Le bruit, le claquement régulier des talons, c&#39;est sa matière. Elle n&#39;existe qu&#39;en moi, plus rien n&#39;a de couleur sinon cette cheville anonyme que je désire. Elle feint d&#39;ignorer notre trouble et se force à marcher toujours au même rythme, pour faire comme si ? Je sais bien qu&#39;elle aussi me connaît et pense déjà à comment je choisirai de la mettre à nu dans mes mains. Où sur son corps. Quels mots nous avouerons. Quels gestes pour tout déclencher. Je laisse la distance disparaître. Elle me dépasse, les talons recouverts par le bruit. </description>
<pubDate>Fri, 04 Nov 2005 00:47:33 +0200</pubDate>
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<title>Signet</title>
<link>http://www.nosvices.org/billet646.html</link>
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<description> Je vais me coucher, il est un peu tard, j&#39;ai traîné comme un idiot sur je ne sais plus quels sites, j&#39;ai aussi passé trop de temps à ajuster une feuille de styles. Rien de bien exaltant et surtout la perspective d&#39;une nuit de sommeil embrouillée pleine d&#39;interférences, alors pour faire le blanc, pour (re)passer aux choses sérieuses, je décide de lire un peu, malgré l&#39;heure. J&#39;ouvre  Bovary  que je relis en ce moment et je trouve cet ordre sans appel inscrit sur le marque-page : « BAISE-MOI ». Alors quoi ? Exécution ? </description>
<pubDate>Mon, 24 Oct 2005 16:43:13 +0200</pubDate>
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