Garez-vous !
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Il y a une longue route droite et cette falaise qui s'étire. Nous arrêtons la voiture et nous trouvons, caché là, de l'autre côté de la route, ce petit bout d'herbe où je vais t'aimer. Le soleil sur nous, le bruit de la mer, l'amour salé sur ta peau et ces conducteurs fixant l'horizon qui nous laissent en paix. [ lui - 20/06/2005 ] permalien
Gel à jouir
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L'homme – « le mâle » – manque d'imagination sexuelle, plus précisément il en manque à son propre égard, car, avec un peu d'éducation, il trouve les chemins de la variation pour l'orgasme féminin. Il lui faut du temps, des conseils et de la patience, mais il progresse. En revanche, il s'aventure bien rarement sur ses propres terres. Manque de curiosité ou accablant conformisme ? Sens transcendant des responsabilités ?  Quelque chose l'en empêche... Et si jamais il succombait oserait-il l'avouer à ses amis ? Je me souviens très bien d'un de ceux-là qui n'osait justement pas dire à sa copine qu'il voulait qu'elle s'aventure en lui et derrière lui. Un autre qui balaye largement l'espace de sa main pour conclure d'un ton péremptoire : « je suis un conservateur dans ce domaine ». Mais à quoi bon conserver ? Jouons !

1. Le dégel du gland : un peu à l'image du clitoris, cette fine pointe de la bite est le siège de sensations aussi fortes que délicates à contrôler. A réserver aux mains modelées à l'objet, le gland ne doit pourtant pas être abandonné par facilité au profit de la tige. Puisqu'il faut jouer, tu t'approches, tu ouvres le flacon, tu en verses un peu dans ta main et tu m'huiles. Tu me mouilles pour moi comme tu mouilles pour moi. Tu m'englisses et je m'échappe. Plus tes pressions sont fortes et plus mon gland éclot, il sort, s'ouvre et vibre à chaque balancement du poignet. Au juste je ne sais pas, je ferme les yeux et je m'imagine fille-portée-par-le-plaisir, plus qu'un corps innervé, métronomisé par ton rythme. Tu fais de moi ce que tu veux. C'est moi dans ta paume. Tu me prends. La « branlette au gel » me fait entrevoir un bout de ce qu'est « ton plateau », là où tu dis être quand je m'attarde lentement à aller en toi et que je te laisse au bord du précipice.

2. Le bouchon sous pression : bien pire, « l'olive pâmée » est tabou. Quel homme ose tendre ses fesses et les offrir humblement ? Se laisser explorer ? J'aime quand tu décides ainsi de me prendre et que je me livre à toi. J'aime aussi faire mon satyre, lorsque certains soirs j'arrive, enragé de désir et que je décide froidement non pas de te prendre, mais de le faire en ayant pris le soin de m'enfoncer doucement notre petit jouet noir en moi. Je sais déjà que les décharges vont s'amplifier, qu'elle remonteront des reins vers mon dos, qu'elles tendront tout dans une crampesque jouissance, pétrifié, jouissant, t'aimant toi et la liberté que notre amour me donne.

[ lui - 20/06/2005 ] permalien
Bal et masques
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C'est vrai que les clubs cherchent les ornières du convenu ou du convenable, difficile d'ailleurs de faire autrement quand on veut mettre tout le monde d'accord, ratisser large, autour des talons, des jupes, des décolletés, toutes les transcendances de l'éros... C'est une manière de rassurer et de simplifier ; la vieille histoire du dénominateur commun. Qui cherche encore à tenter notre imagination ? Qui passe autre chose que de la musique d'ambiance, taillée très-large et en boucle : dance grand public – standard du rock 80 – tropiques – slows – retour à la case départ ? Alors, tous derrière la convention, nous nous regardons dans nos costumes de soir et nous cherchons à nous reconnaître, à nous séduire, comme étrangers à nous-mêmes, on voudrait dévoiler son identité comme un petit signe tangible pour trouver ceux avec lesquels nous pourrions partager un peu plus que deux caresses. Quand la nuit commence à vouloir finir on comprend alors qu'on s'est laissé embarquer dans un bal masqué. Pour peu que l'on soit aux chandelles personne n'a tombé la veste et trois couples s'aiment devant d'inertes (mais élégants) curieux. Qui voudra nous surprendre plutôt que nous « recevoir » ?

[ lui - 30/05/2005 ] permalien
« Et, toi, c’était comment Megève ? »

Gros dégueulasse en blazer bleu marine, muni de vos femelles blondes et déjà trop refaites, faut-il que vous veniez dans les partouzes parler de vos impôts et de vos dernières vacances ? L’exhibitionnisme ne peut–il pas se contenter d’être sexuel ? Faut-il aussi entendre votre femme glousser à tous propos parce qu’elle ne retrouve pas leur culotte, parce qu’elles ont fait voler leur soutien-gorge sur leur voisine ? Faut-il vraiment que toutes les femmes soient vêtues de jupes noires et courtes et de petits hauts léopards ? Et si nous décidions d’un commun accord que la saison prochaine, c’est le dalmatien qui est sexy ?on dirait qu’on aurait toutes de délicieux petits hauts dalmatiens…L’individu, le social, le visible, le saillant, rien de tout cela ne disparaît dans les clubs. Pensiez-vous vous abolir, vous oubliez, vous dissoudre quelques instants dans la moiteur d’une montagne de corps ? Pas du tout : plus qu’ailleurs, il faut être quelqu’un, et si possible, des beaux, des lisses, des drôles, des riches et des conformes. Le conformisme des non-conformistes, leurs codes, leurs morales, leur vulgarité bien à eux.

Par amour, j’ai ôté mes jeans mais je ne peux pas tout à fait me départir de mon esprit sarcastique, qui t’agace un peu, je le sais, dans ces circonstances.

[ elle - 25/05/2005 ] permalien
Rien à craindre

bite bien tendue et vigoureuse

ça y est

je suis amarrée

[ elle - 25/05/2005 ] permalien
En voilà une idée !
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Au milieu de mes cauchemars sanglants s'est glissé par erreur un rêve érotique. Je profite de ce dérapage : je m'y livre toute entière, la nuit et le jour qui suit. Je suis d'abord dans un cinéma porno, un complexe gigantesque, un Gaumont du cul. De nombreuses filles sont installées autour de moi. Je sens confusément que nous sommes en réalité des milliers dans cette salle. Le film commence, bien que les lumières soient encore allumées. Alors, sans aucune retenue, toutes ces filles commencent à se caresser les unes, les autres. Elles descendent leurs jeans (magnifiques, des milliers de filles en jeans comme moi, pas l'ombre d'une jupe en satin, je vois même du velours côtelé à ma droite, c'est décidément un rêve). Au bout d'un moment, je me lève et me dirige vers une sorte de théâtre d'un nouveau genre – c'est là que le rêve devient vision, je ne suis pas loin de déposer un brevet – un théâtre, dis-je, où une vingtaine d'acteurs est à la disposition d'un unique spectateur, moi, en l'occurrence (on a dit qu'il s'agissait d'un rêve). Je dois décrire mes fantasmes et les acteurs les réalisent sous mes yeux avec la plus grande docilité (c'est que je me paie le luxe d'une mise en abyme, avec ça). J'endosse le rôle de metteur en scène avec une certaine réticence au départ. Quelques filles, là, c'est bien, oui, en tas, les unes sur les autres, allez pelotez-vous, mes filles, voilà, c'est bien ainsi. Je prends de l'aisance. Au centre, je décide de mettre... non pas du chameau, du gode, bien sûr  : j'interviens et je mets du gode, comme toujours. Des filles qui se prennent, en veux-tu, en voilà. Et à droite de la scène une fille, qui se fait "copieusement" prendre, troncher, exploser par au moins cinq ou six gars. Et moi dans toute cette histoire, n'aurai-je pas un petit rôle à la fin ? Un homme musclé, mince, habillé d'un slip vert années soixante-dix (qu'est-ce qu'un slip des années soixante-dix, au juste ?), un slip trop bas, disons, qui laissent voir des hanches fines et quelques poils appétissants, des cheveux un peu trop longs (décidément, il a dû jouer dans Emmanuelle, celui-là, avec ses boucles et sa moustache), bref, ce bon fantôme s'approche, me glisse quelques mots bienveillants et prometteurs puis me prend sans chichis. Je me réveille. [ elle - 7/05/2005 ] permalien
L'homme-sandwich
Quelques souvenirs en vrac de femmes qui surgissent dans ton dos et t'attrapent les couilles par derrière pendant que tu me besognes : la belle déchaînée du billard, une femme entre deux âges dans la foule de l'Overside, une blonde dangereuse et entreprenante. Crainte et excitation se mêlent toujours en moi, dans ces moments. Pour les savourer plus librement, je me les repasse quelques jours plus tard dans mon lit et je permets à ces mains étrangères de pénétrer en toi aussi loin que tu l'espères. Et puis, Juliette : notre sucre d'orge d'Asie, qui te saisit les boules puis te prend avec son petit gode, le sourire aux lèvres, l'air détaché. Gadgets en pagaille, la mine sévère et rieuse à la fois, notre maîtresse japonaise. Je la vois dans ton dos. Elle s'active en toi, tu t'actives en moi. Tu prends, tu es pris. Tu es mince, si mince, presque fragile, le cul rougi, la bite en feu. Je te prends à mon tour, maladroite encore à ces jeux. Tu es si mince, si fragile, lorsque je te mords le dos. Je t'aime tendrement, dans cet appart sado-maso. [ elle - 7/05/2005 ] permalien
Célio
Le mater dans les cabines d'essayage, en lançant des regards provocants aux petits couples en goguette. [ elle - 7/05/2005 ] permalien
Est-ce qu'on va être bien ensemble ?
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Ce sont nos premiers baisers. Toi, tu es réservé. Tu mets à peine la langue, hypocrite que tu es. Tu bandes, bien sur, tu bandes sévère, mais je n'en ai pas idée, vierge que je suis. Mais la pucelle à ton contact va bientôt se transformer en salope-chaude-du-cul-qui-ne -pensera-désormais-qu'à-la-baise-jusqu'à-la-fin-des-temps. Lieu de la métamorphose : le bas de la rue d'Odessa. Mon ventre est lourd, mes bras sont lourds, je n'ai qu'une idée : te lécher les dents. On s'embrasse, on s'embrasse. « – Est-ce qu'on va être bien ensemble ?,me dis-tu au bout d'un moment. – Je ne sais pas. » Fiévreux et mélancoliques. Tout est dit, déjà. [ elle - 7/05/2005 ] permalien
sms
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Moi, j'en ai des tonnes dans ce style : « Je te suce en pensée. Et j'avale... » « J'adore l'idée de boules, petites réserves fragiles et douces de vices » « j'ai le bas des reins en feu » « j'ai le bas du ventre qui appelle. Une envie de jouir qui me fait vibrer le clito » « je te lèche le gland en pensée » « salut beau gosse, tu sais que j'ai le feu au cul ? » « tu es craquant quand tu te caresses » « hi i'm Brenda, I love to have sex with young and thin men... what about havning fun with me tonight ? » « baiser comme des cochons, en suant, en soupirant, en criant » « branlette dans les toilettes, qui dis mieux ? » « je suis CHAUDE du cul, viens me rejoindre pour me couvrir de sperme » [ lui - 15/04/2005 ] permalien
dixit
« 69 du soir, espoir... » [ lui - 15/04/2005 ] permalien



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